Des femmes tissent des accessoires de mode avec du plastique recyclé

En proposant à des femmes burkinabés de réaliser des accessoires de mode avec du plastique recyclé, Initiatives de Développement Stratégique (IDS) promeut une activité génératrice de revenus. Les habitantes de Ouagadougou se forment, accèdent à un métier d’artisan et participent au développement des quartiers.

Initiatives de Développement Stratégique (IDS) est une ONG de solidarité et de coopération internationale. Elle initie, accompagne et met en œuvre des projets de terrain. Elle réalise des diagnostics et des études, organise et conçoit des formations et des outils pédagogiques. Elle contribue à des réseaux d'information et d'échange sur la coopération, l'économie, l'environnement et la solidarité internationale. IDS est un catalyseur social : elle facilite les rencontres, les coopérations et les alliances dans la mise en place de programmes de lutte contre la pauvreté et la création d'activités génératrices d'emplois impliquant la participation de toutes les parties prenantes à l'échelle d'une économie locale.

Des pagnes en plastique issus des ordures ménagères

IDS a repéré en 2011, à Bobo Dioulasso dans l’Ouest du Burkina Faso, une association qui fabrique des pagnes en sachets plastiques récupérés. Travaillant depuis plusieurs années à Ouagadougou sur la gestion des ordures ménagères, IDS a souhaité transposer cette expérience de recyclage en coopération avec les ramasseuses d'ordures, les tisserandes et les couturières dans un quartier périphérique de la capitale. Cette initiative a séduit des artisans locaux qui créent des tissus à partir de plastiques récupérés. Ils ont décidé de s'associer au projet qui a été lancé en 2012.
 
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Dans le centre-ville de Ouagadougou, la majorité des ménages a recours au ramassage privé pour faire évacuer les ordures dans la périphérie, à Bogodogo notamment où les ordures s'accumulent. Quelques habitants acceptent de payer pour cela des femmes qui font du porte-à-porte sans dégager un revenu suffisant pour faire vivre leurs familles. IDS veut mettre fin à cette situation. Pour cela, l’association a choisi de reprendre les activités déjà existantes pour les développer.
 
Concrètement, le projet consiste à réaliser des sacs et des bijoux en matières recyclées issues de la collecte des déchets pour une commercialisation à l’international. Les objets confectionnés sont uniques et issus d’un circuit de production solidaire et équitable.

Former les femmes burkinabés à la gestion commerciale

L'année de lancement du projet a permis de vérifier les attentes des parties prenantes et la faisabilité technique et économique du projet en créant des premiers modèles de sacs à partir de cahiers des charges précis dans une perspective d'exportation. En septembre 2013 est née PagaBags, une entreprise sociale et solidaire qui accompagne les activités « du sud » (production) dans leur professionnalisation et organise les activités « du nord » (commercialisation) dans leur développement commercial et leur visibilité. Le soutien de la Fondation, octroyé en 2015, a permis à PagaBags d'acquérir du matériel (charrettes de collecte des plastiques, machines à tisser, machines à coudre) et de financer la formation de gestion commerciale des femmes burkinabés (suivi d'un cahier des charges, suivi des commandes, gestion des comptes, etc.).

 

Une professionnalisation des métiers

En 2016, l’accompagnement renouvelé de la Fondation a conduit à professionnaliser l’activité des différents acteurs en présence. Des sessions de formation sur la vie associative et professionnelle sont proposées, des outils de gestion et de management sont mis en place. Les coupeuses de sacs plastiques sont formées au tissage des textiles. Des investissements sont également prévus avec l’achat d’équipements d’ourdissage vertical pour gagner en productivité et en qualité de confection.


Pagabags n’oublie pas de veiller au bien-être des couturières. Début 2017, l’association a relevé un nouveau défi en permettant à une quarantaine de femmes burkinabés d’accéder à une mutuelle de santé. La fondation Veolia a d’ailleurs renouvelé son soutien au printemps 2017 pour que cette initiative soit poursuivie.
 
La commercialisation des produits confectionnés, condition de la pérennité financière de l’activité, n’est pas oubliée. En 2016, Pagabags annonçait l’embauche d’une personne pour superviser la communication de l’entreprise et les outils marketing de prospection. En 2017, toujours avec le soutien de la fondation Veolia, il est question de créer un fonds pour financer, via du microcrédit, les projets individuels des femmes de l'association. L’association ne bride pas son ambition.

La réutilisation de matériaux recyclés permet également de lutter contre la pollution née de l’accumulation d’ordures. Les nombreux sachets plastiques polluent, tuent les animaux qui les ingurgitent et obstruent les canalisations, donnant lieu à des inondations pendant la saison des pluies.
TEMOIGNAGE du PARRAIN
« La fondation Veolia accompagne Pagabags dans la transformation de son statut de “projet de développement” en “entreprise sociale et solidaire” viable financièrement. »
Boris Efremenko
  • De l’emploi et un meilleur environnement
    La réutilisation de matériaux recyclés permet également de lutter contre la pollution née de l’accumulation d’ordures. Les nombreux sachets plastiques polluent, tuent les animaux qui les ingurgitent et obstruent les canalisations, donnant lieu à des inondations pendant la saison des pluies.
  • Une viabilité financière
    TEMOIGNAGE du PARRAIN
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    Boris Efremenko