Vers une économie autonome et solidaire

Pour lutter contre la pauvreté, Caritas Cambodge a lancé le programme « Associations de village ». Le but ? Amener les participants à développer ensemble de nouvelles activités pour subvenir à leurs besoins et assurer leur avenir sans plus avoir recours à de l'aide extérieure.

« Des actions locales pour des avancées internationales.
Ce programme pluriannuel envisage tous les problèmes ruraux de la vie quotidienne et démontre comment, avec peu de ressources, on peut mettre en place des circuits de solidarité qui permettent le développement de tout un village. Il me semble équilibré et pédagogique. »

Patrick Flicoteaux

La province de Kompong Thom, située à 150 km au nord de la capitale, est l'une des régions les plus pauvres du Cambodge. Elle compte 80 % d'analphabètes. Avec une production agricole très faible et des rendements aléatoires du fait d'une alternance de sécheresses et d'inondations, la majorité des hommes vont chercher du travail dans les régions voisines. Derrière eux, ils laissent des femmes et des enfants sans ressources. Pour enrayer cette misère, Caritas Cambodge, partenaire du Secours catholique, a élaboré un projet pour amener les populations locales vers une indépendance économique tout en développant l'agriculture, la santé, l'hygiène et la formation. C'est ainsi que le programme baptisé « Associations de village » a vu le jour.

Un projet reproductible

Le principe de ces associations est d'entraîner les bénéficiaires à mener une réflexion collective sur les activités les plus judicieuses à mettre en œuvre – diversifier les cultures, lancer des programmes d'artisanat local, développer la pêche, etc. – puis à les aider à concrétiser leurs projets. Grâce à ce programme, les familles les plus pauvres de chaque village se regroupent et apprennent à gérer leur vie quotidienne. En reconduisant ce système dans dix-neuf villages de la province de Kompong Thom, Caritas Cambodge compte toucher plus de 12 000 personnes. Au-delà, ces méthodologies sont applicables à l'ensemble du pays. La fondation Veolia s'est engagée à apporter une aide de 22 000 euros pour l'achat de matériel d'équipement et de semences.