Un dictionnaire électronique de poche en braille

Avec l'aide de leurs professeurs de l'ESIGELEC (École Supérieure d'Ingénieur en Génie Électrique), des étudiants ingénieurs développent un dictionnaire électronique en braille avec lecture audio des définitions.

Les étudiants de l'ESIGELEC (École Supérieure d'Ingénieur en Génie Électrique) mettent en pratique les connaissances acquises lors de leur formation pour réaliser un projet pluridisciplinaire à vocation d'intérêt général, avec l'assistance de leurs professeurs.

De l'étude de marché...

Un groupe de six étudiants a décidé de se lancer dans la réalisation d'un dictionnaire électronique pour les déficients visuels. Afin d'évaluer les besoins, les étudiants ont tout d'abord réalisé une enquête sur les produits existants sur le marché avec l'aide d'Eurobraille, entreprise spécialisée dans la fabrication d'appareils et de logiciels pour déficients visuels depuis 30 ans en France.

Leur étude a démontré l'utilité d'un dictionnaire de petite taille pour les déficients visuels, comprenant une lecture en braille et audio des définitions. Les étudiants travaillent donc sur un projet de dictionnaire électronique de poche (de la taille d'un mini PC) comportant un clavier en braille avec une traduction de l'alphabet, un écran d'affichage en braille et une lecture audio des définitions.

... A la réalisation du produit

Afin d'optimiser l'ergonomie de l'outil (en particulier dans la disposition du clavier), les étudiants ont travaillé avec une association rouennaise de déficients visuels. Ceux-ci leur ont suggéré la réalisation d'un clavier par ordre alphabétique plutôt qu'un clavier classique, Azerty.

L'outil est aussi exhaustif qu'un dictionnaire traditionnel, avec 30 000 mots intégrés. Le terme à rechercher est entré en braille sur le clavier et la définition s'affiche sur l'écran en braille et peut-être entendue en lecture audio.

Tout au long de la réalisation du dictionnaire, les étudiants sont assistés par leurs professeurs. Le projet entre dans le cadre de leur formation, qui inclue la réalisation d'un projet pluridisciplinaire, à vocation d'intérêt général, mettant en pratique leurs connaissances.

Les six étudiants ont fait appel à une association active depuis 1999 sur le campus de l'Esigelec, Captive 2000, pour porter leur projet auprès du jury du Prix de la solidarité étudiante. Celui-ci leur a attribué une dotation permettant l'acquisition et la programmation du matériel électronique et de la base de données du dictionnaire.

Julie Chavaribeyre, chargée de communication chez Veolia et marraine du projet, elle-même déficiente visuelle, met à disposition des étudiants son réseau relationnel, notamment l'association « Voir Ensemble ».


Retrouvez le reportage de Ma Chaîne Etudiante sur le Prix de la solidarité étudiante 2011 sur la chaîne YouTube de la fondation Veolia.