Un arboretum pour découvrir l'exceptionnelle biodiversité du littoral méditerranéen

La ville de Banyuls-sur-Mer jouit d'une localisation exceptionnelle : bordée à l'ouest par le massif des Albères et à l'est par une fosse marine de - 1000 mètres, elle se trouve au cœur d'espaces terrestres et marins riches en biodiversité. Pour en autoriser l'accès au grand public, le laboratoire Arago qui dépend de l'Université Pierre et Marie Curie, va y aménager un arboretum.

« Si aujourd'hui nous déplorons dans notre département une utilisation de l'eau abusive pour des espaces verts qui n'ont rien de naturels avec les essences historiques de cette région, le site du Mas de la Serre présentera et démontrera au contraire par sa diversité que la nature a su s'adapter en utilisant de très faibles quantités d'eau. À ce titre, le projet d'arboretum jouera un rôle important dans l'éducation des générations futures sur l'utilisation de l'eau. »

Philippe Mignard

Au bord de la Côte Vermeille, sur la commune de Banyuls-sur-Mer, le massif des Albères abrite une biodiversité tout à fait exceptionnelle.
Plus de six cents espèces typiques du littoral méditerranéen s'y côtoient. Cette richesse se prolonge dans la mer, au large de la ville, dans le canyon sous-marin de Lacaze-Duthiers qui atteint la profondeur de - 1000 mètres.
Le laboratoire Arago, un centre de recherches connu au plan international pour la qualité de ses recherches dans le domaine des sciences de la mer, étudie cette biodiversité marine depuis des années.
Et depuis 50 ans, il a créé en complément un pôle de recherche et d'enseignement sur les écosystèmes terrestres qui intègre des stations d'observation, un jardin botanique et la réserve naturelle de la forêt de la Massane.

Étudier les impacts du réchauffement climatique

Pour faire bénéficier le grand public et les scolaires de cette biodiversité exceptionnelle, la laboratoire Arago a entrepris d'aménager un parc botanique de trois hectares, situé au Mas de la Serre. Sur un espace partant du niveau de la mer et montant jusqu'à mille mètres d'altitude, les visiteurs découvriront la grande diversité de la faune et de la flore locale et les scientifiques pourront proposer des animations de sensibilisation aux impacts du réchauffement climatique sur le milieu terrestre et sur l'environnement marin. L'arboretum commencera non loin de l'aquarium du laboratoire Arago, ce qui permettra au public de découvrir les milieux marins et terrestres en une seule journée.

Le soutien accordé à l'Université Pierre et Marie Curie par la fondation Veolia va contribuer à aménager et mettre en sécurité le futur parc. Un espace d'accueil à l'entrée, un espace de conférences et un autre pour les collections seront notamment construits. Point d'orgue de la promenade, un laboratoire public sera le lieu d'observation privilégié de différents aspects de la biodiversité, sous la conduite d'animateurs scientifiques. Enfin, en dehors de la période estivale des étudiants pourront venir y séjourner pour poursuivre leurs études en milieu naturel.

Dès son ouverture, le futur arboretum permettra de créer deux emplois à temps plein, puis quatre emplois saisonniers les mois d'été.
20 000 personnes, y compris les scolaires sont attendues dès la première année.