Nouveaux locaux et véhicule pour une déchetterie d'insertion professionnelle

Soucieuse de diversifier les postes qu'elle offre, l'AIFR s'est lancée dans le tri et la collecte en déchetterie. Un marché porteur que l'association entend conquérir à partir de nouveaux locaux.

« L'association a développé des activités permettant le travail du plus grand nombre possible de personnes. Elle a su s'adapter à cette région rurale et peu industrialisée avec des chantiers d'insertion dédiés à l'entretien des chemins et berges, à la rénovation de bâtiments, etc. Pour assurer également l'insertion des femmes et des travailleurs handicapés, AIFR a développé des ateliers de confection, de bois-décoration, de jardin avec vente des légumes du potager. Cet esprit volontaire et ce sens de l'initiative caractérisent les membres de l'association. Cette petite structure aux moyens limités reste à l'affût des nouveaux marchés pour multiplier et varier les postes d'insertion. »

Soazig Le Clouerec

Ils sont aujourd'hui près de deux cents en contrat d'insertion à travailler au sein d'AIFR (Association insertion familles rurales) dans les pays du bocage ornais. Depuis 1990, l'association a élargi ses activités économiques pour progressivement mettre en place des chantiers d'insertion : 80 % d'entre eux ont trait à l'environnement, 15 % au secteur du bâtiment et au second œuvre, 5 % à la réfection patrimoniale en plus du jardin d'insertion et des ateliers de confection et décoration.

Pour diversifier les postes offerts et s'ouvrir davantage aux femmes et aux jeunes sans qualification, l'AIFR a lancé en 2006 un nouveau pôle : la collecte en déchetterie, le tri et le démantèlement de petit électroménager. L'activité connaît cette année une évolution décisive en déménageant dans de nouveaux locaux et en projetant l'achat d'un véhicule de transport.

Augmenter le rythme

L'objectif est clair : passer de trois à cinq tonnes de déchets collectés. Pour y parvenir, l'association doit installer l'activité dans des locaux plus adaptés. Situés dans la zone artisanale de Brière, les 600 m2 prévus sont accessibles aux recycleurs sans provoquer de nuisances sonores pour le voisinage. Ils permettront de doubler le nombre d'emplois jusqu'à onze postes et d'étendre la collecte à trois nouveaux cantons. Mais les locaux doivent subir quelques aménagements (travaux d'électricité, création de vestiaires et sanitaires) et l'association prévoit de s'équiper d'un nouveau véhicule d'enlèvement. Par son soutien, la fondation Veolia permettra à l'AIFR de passer avec succès cette nouvelle étape de son développement.