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7 avril 2011

Interview de Denis Tillinac, écrivain, président du jury du Prix du Livre Environnement 2011

Pour quelles raisons vous sentez vous engagé dans ce Prix du Livre ?
Une sensibilité bucolique m'a toujours rendu réceptif aux questions liées à l'environnement ; sa mémoire, ses équilibres.

La Corrèze dont vous êtes originaire et où vous résidez, a-t-elle contribué à vous sensibiliser à l'environnement ?
Bien sûr, vivre dans un village où subsiste encore une antique ruralité française nourrit ma hantise de la voir dépérir.

Comment le livre participe-t-il à la sensibilisation du public aux questions environnementales ?
Pour l'écrivain que je suis, le journaliste et l'éditeur que j'ai été, le livre reste le mode privilégié des témoignages et des traces. Comme beaucoup d'autres, mon existence a été modulée, orientée par certains livres.

En tant qu'homme de lettres, écrivain et éditeur vous pouvez porter des regards sur la production éditoriale liée à l'environnement : Quel livre et/ou quel auteur vous semblent être celui ayant le mieux parlé de ce thème (passé ou présent) ?
Tous les écrivains que j'aime ont inscrit leur imaginaire dans un terroir déterminé depuis Ronsard jusqu'à Faulkner.

C'est quoi pour vous l'environnement de demain, dans la vie quotidienne, dans la culture, dans l'agriculture ?
Le contraire des banlieues modernes.

Qu'est-ce qu'un drame comme le Japon vous inspire comme réflexions écologiques, éthiques, philosophiques ?
Ce qui me fait plus peur que la menace réelle, c'est la peur délirante qu'elle inspire aux gens.