C’est moi qui l’ai fait !

Kulturkreis Neukirchen entend faire découvrir la nature aux enfants en les impliquant directement, notamment à travers des activités manuelles. Une approche très concrète qui se poursuit dans les classes vertes.

« «Ce projet répond d’une manière spécifique à l’intérêt général croissant vis-à-vis de l’écologie. Il rassemble des acteurs importants de la ville et de la région autour de cette action pédagogique, base solide pour son fonctionnement à long terme.» »

Wolf-Thomas Hendrich

Dans une ancienne usine de textile au cœur de la Saxe, en Allemagne, l’association Kulturkreis Neukirchen a monté un centre socioculturel. Depuis 1996, elle y offre de multiples activités liées aux traditions de l’art et de l’artisanat locaux. Sous le slogan «Fais-le toi-même», petits et grands peuvent participer à des ateliers de poterie, de sculpture sur bois, de tressage ou encore de peinture et de danse.
Dans le même esprit, l’association vient d’ouvrir un programme plus spécifique présentant les aspects écologiques du développement en milieu rural. Et, déjà, on entend le familier «C’est moi qui l’ai fait» des enfants. Ils ont en effet construit ensemble une cabane en torchis pour y mettre leur équipement.

Un sentier de découverte dans la forêt

Dès le mois de mai, dans le cadre des classes vertes, les élèves investissent la forêt et partent à la découverte des plantes et des animaux. Ils entretiennent et développent des biotopes existants, analysent l’eau des étangs et fabriquent des abris pour les chauves-souris et les oiseaux. Au-delà de la sensibilisation à la nature, ces sorties actives en plein air génèrent des comportements sociaux d’intégration et d’attachement à la région. Pour donner une orientation encore plus écologique à son programme scolaire, le collège de la ville s’est engagé avec l’association Kultukreis Neukirchen dans la construction d’un sentier de découverte de la nature. La réalisation de cette percée sera exécutée par des personnes au chômage. Séduites par ce projet, des petites entreprises locales donneront une partie des matériaux nécessaires. L’autre partie des matériaux sera financée par la fondation Veolia avec 4 000 euros.