Aider les communes maliennes à gérer leur accès à l'eau potable

Forte d'une grande expérience, l'ONG Eau Vive déploie un nouveau programme pour assurer l'accès à l'eau potable dans dix communes des cercles de Kati et de Dioïla dans la région de Koulikoro. Une action qui passe aussi par un important transfert de compétences pour garantir, ensuite, l'autonomie des populations.

Depuis 1996 et la création officielle de près de 700 communes intégrées au sein de « cercles » (départements), le Mali vit au rythme de la décentralisation. Dans tout le pays, les communes, qui regroupent en général plusieurs villages autour d'une bourgade principale, assument la responsabilité de l'aménagement de leur territoire et du développement local. Eau Vive, une ONG présente depuis une trentaine d'années en Afrique subsaharienne, s'est spécialisée dans l'accompagnement des communes rurales sur ces missions clés. Elle les aide à s'équiper en infrastructures de base, à planifier leurs actions, à gérer et à suivre leurs projets, tout en veillant aux transferts de compétences qui permettront d'assurer l'autonomie des populations au bout de quelques mois.

12 forages et 94 latrines familiales

Dans les cercles de Kati et de Dioïla, l'ONG conduit un nouveau programme d'accès à l'eau potable qui concerne 10 communes, soit 47 villages. Démarré en 2008 avec le soutien de l'union européenne, le projet a déjà franchi plusieurs étapes essentielles: animation dans les villages pour effectuer les enquêtes préalables et sensibiliser les populations, instauration de commissions communales pour l'eau et l'assainissement, validation des villages prioritaires, mise en place de comités de salubrité et passation des appels d'offres pour les travaux de forage.

Les phases opérationnelles - pour lesquelles la fondation Veolia a été sollicitée - peuvent dès lors être mises en œuvre en 2010 : réalisation de 12 forages et de 94 latrines familiales, fournitures de postes d'eau potable mais aussi organisation des villageois chargés de faire vivre le programme et d'entretenir les installations. Des comités de gestion des points d'eau vont être constitués. Dix réparateurs de pompes seront formés et répartis au sein de quatre groupements mutuels de réparation. Enfin, des modules d'éducation sanitaire seront proposés à toute la population. Objectif : donner à chaque commune les moyens d'accéder à l'autonomie en matière d'adduction d'eau et d'assainissement. Au total, 83 000 personnes devraient ainsi voir leurs conditions de vie s'améliorer de manière décisive.