Adduction d'eau et assainissement pour un centre de santé

À Kobolo, le centre de santé communautaire ne possédait pas, jusqu'à présent, de système d'adduction d'eau. Cette lacune va bientôt être réparée.

La commune rurale de Kobolo (située dans le cercle de Banamba, région de Koulikoro à environ 175 km de Bamako) est liée depuis 1998 avec une association de quartier de Gentilly (94), l'Association des jeunes du 162, dont l'un des fondateurs est originaire. La population de Kobolo a donc pris l'habitude de développer sa commune et ses environs en travaillant avec ses interlocuteurs de Gentilly. Ensemble, ils bénéficient de l'appui de la municipalité de Gentilly et de celui de l'Amscid (Association malienne de solidarité et de coopération internationale pour le développement). Lorsque Kobolo a souhaité se doter d'un centre de santé communautaire, c'est donc tout naturellement vers cette chaîne de solidarité qu'elle s'est tournée. Message reçu : Gentilly a inscrit cette demande dans son programme de coopération décentralisée et l'Amscid a accepté de devenir le principal relais sur place.

Finies les corvées d'eau

Acté en 2002, le centre a été inauguré en 2005. Mais si ses bâtiments sont flambant neufs, une dimension, quasi vitale pour un centre de santé, fait encore terriblement défaut : il ne possède pas de système d'adduction d'eau. Difficile, dans ces conditions, de lutter contre la permanence des maladies hydriques.
Avec le soutien de la fondation Veolia, de la ville de Gentilly, de l'agence de l'eau Seine Normandie et l'expertise de Veoliaforce, un projet complet d'adduction d'eau a été élaboré. D'ici quelques mois, le centre de santé de Kolobo sera donc muni d'un système reposant sur une pompe photovoltaïque, un château d'eau et quatre bornes-fontaines. Des travaux d'assainissement seront également réalisés, dont la construction de cinq blocs de trois latrines chacun.
Outre l'amélioration immédiate des conditions de salubrité, ces différents chantiers libèreront rapidement les femmes de la pénibilité et de la durée de la corvée d'eau. Elles pourront ainsi, par exemple, se consacrer à des activités génératrices de revenus leur permettant de payer les soins nécessaires à leurs familles. Au total, quatorze villages, soit près de huit mille personnes, sont concernés par cette amélioration notable de leurs conditions de vie à l'hôpital.