« C’est très valorisant de produire de si beaux ouvrages »

Harmony Rochais, encadrante technique formatrice responsable de l’atelier menuiserie

Acta Vista-e


Quel est le profil des salariés de l’atelier menuiserie ?

Les normes de sécurité sur les machines de l’atelier étant élevées, la plupart des salariés ont déjà une expérience de menuiserie dans leur pays d’origine. Sauf Larissa qui était ballerine en Russie : elle a dû quitter son pays et se reconvertir. Elle apprend très vite…

Nous produisons tous les ouvrages nécessaires au chantier de l’hôpital Caroline et à d’autres chantiers d’Acta Vista : portes, fenêtres… Actuellement, nous avons une centaine de fenêtres traditionnelles à la française à construire pour l’ancienne capitainerie de la calanque de Port-Miou, un petit château restauré par Acta Vista. C’est très valorisant de produire puis poser de si beaux ouvrages.

Les 8 salariés apprennent à se perfectionner sur les machines et à travailler comme ils le feront demain en entreprise. Comme ils sont constamment placés en situation professionnelle, nous avons de très bons retours de leurs employeurs après leur passage chez Acta Vista : ils sont prêts.
 

Quel parcours vous a conduite à devenir chef d’atelier à 22 ans ?

Avant de découvrir l’ébénisterie à 15 ans, j’étais en échec scolaire. Après ma formation aux Compagnons du Devoir, j’ai obtenu mon CAP et effectué 4 ans de Tour de France. Puis j’ai passé un BTM (Brevet Technique des Métiers) d’ébénisterie pour devenir chef d’atelier. Je travaille depuis 7 ans dans ce métier qui me passionne et que j’aime transmette. Depuis 2 mois chez Acta Vista, je remplace Camille, formée aussi auprès des Compagnons du Devoir, qui est en congé maternité.

Pour rester fidèle aux valeurs des Compagnons (équité, assiduité, ponctualité, respect), je suis exigeante avec les salariés. Mon objectif est de les préparer à l’entreprise. Avec le chef de projet, nous sommes toujours en lien pour suivre un salarié, l‘aider à résoudre un problème… Certains viennent d’Afghanistan ou de Syrie, tous ont des passés difficiles. Je veux les convaincre que personne n’est inemployable. Celui qui se sent « nul » n’a seulement pas trouvé le métier qui lui convient et nous sommes présents pour l’aider à construire son projet professionnel.