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Hélène Gabay-Humienny

« Je suis émerveillée de voir la force de la relation entre les parrains et leurs filleuls. »

Depuis une dizaine d'années, Hélène Gabay-Humienny donne des « coups de mains » ponctuels à l'une de ses amies travaillant au sein de l'association Parrains par Mille.
En 2007, s'investissant de plus en plus pour l'association, elle en est devenue la marraine auprès de la Fondation Veolia Environnement.

Comment avez-vous connu Parrains par Mille ?

Hélène Gabay-Humienny

Hélène Gabay-Humienny

L'une de mes amies est membre fondateur de l'association. En échangeant avec elle, j'ai eu l'occasion de vérifier que leur engagement correspondait tout à fait à mes propres exigences de sérieux, d'éthique, de rigueur.
En 1998, j'ai commencé à répondre à chaque fois que mon amie faisait appel à mes compétences. Je les ai aidés, par exemple, à finaliser des dossiers de demande de financement auprès du Conseil Général dans plusieurs départements. C'était très ponctuel à chaque fois.

Qu'est-ce qui vous a incité à en faire plus ?

L'idée fondatrice - en parrainant un enfant vivant des situations difficiles, on peut l'aider à se construire malgré tout - m'avait plu.
Et puis ensuite, depuis 1998, j'avais eu maintes fois l'occasion d'observer les résultats de cette rencontre entre un parrain ou une marraine et un enfant en difficulté. En 2007 par exemple, l'association a traité 250 demandes. Bien souvent, il s'agit de familles en grande difficulté, que les services sociaux nous envoient en dernier recours, pour tenter d'éviter la séparation entre l'enfant et sa famille.

Personne n'impose ce lien, au contraire : les psychologues de Parrains par Mille s'assurent que la famille est demandeuse, que l'enfant accepte de rencontrer régulièrement un nouvel adulte et que le parrain ou la marraine sont « solides ». Ensuite, les couples enfant/parrain sont régulièrement suivis.

Dès cet instant, il faut voir les évolutions ! Je suis à chaque fois émerveillée de mesurer la force de la relation qui s'établit au fil des ans entre ces adultes et ces enfants. Les parrains et marraines leur offrent un autre cadre de vie le temps de soirées, de week-ends ou de vacances et cela leur permet de se restructurer.
Je me souviens il y a quelques années d'un petit garçon qui avait l'air « remonté sur piles ». Il bougeait sans arrêt, ne tenait pas en place.
Maintenant il a treize ans, il est posé, il sait ce qu'il veut faire dans sa vie, il a l'air bien dans sa peau.

Comment avez-vous eu l'idée de déposer un dossier à la Fondation Veolia Environnement ?

J'ai regardé les critères de sélection requis par la Fondation et je les avais en mémoire, je suivais de loin leurs activités. Lorsque Parrains par Mille a décidé d'ouvrir la Maison du Parrainage, je me suis dit que pour y arriver, il nous fallait de l'aide et j'ai pensé à demander de l'aide à la Fondation. Nous avons reçu 30 000 euros : c'était le budget dont nous avions besoin pour réaliser la Maison du Parrainage.
L'équipe de l'Association et moi-même étions très heureux de cette subvention.
En tant que salariée du groupe, je suis fière de savoir qu'une grande entreprise comme la notre est capable d'aider des associations dans des domaines aussi essentiels que l'aide aux enfants en difficulté, même si cela ne correspond pas à ses cœurs de métiers.

Mais j'aurais toutefois un regret à exprimer : que la Fondation accorde uniquement de l'aide sur des opérations ponctuelles et pas sur des budgets de fonctionnement.
Je sais qu'il s'agit là d'une pratique très courante, mais il faudrait peut-être la faire évoluer : les budgets alloués aux associations par l'État et les collectivités territoriales sont sans arrêt revus à la baisse, (ou gelés en période électorale). Les associations en sont réduites à présenter des dossiers de financement les uns après les autres. Leurs responsables passent presqu'autant de temps à gérer les financements pour l'association plutôt qu'à s'occuper de ce pour quoi ils ont créé la structure, c'est dommage.

Allez-vous continuer à aider Parrains par Mille ?

Oui, absolument. Ma fille est désormais grande, elle n'a plus autant besoin de moi qu'avant : j'ai plus de temps pour me consacrer à des activités bénévoles.
Maintenant que l'association s'est étoffée, je vais leur apporter un appui juridique plus fort et plus régulier. Et peut-être qu'un jour, à mon tour, je déciderai de devenir marraine d'un enfant, mais il s'agit d'un changement très important dans une vie. J'attends de me sentir prête.

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