Vous êtes porteur d'un projet susceptible de répondre à la mission et aux priorités de la Fondation Veolia Environnement ?
« L'association fait un travail de formation et transmission de connaissance extraordinaire ! »
Responsable communication multimédia de Veolia Environnement, Aurélia Greff privilégie, pour organiser ses vacances, les rencontres avec les habitants des villes et villages qu'elle parcourt.
Un goût qui l'a menée à rencontrer une association singulière : La voûte nubienne et à devenir marraine du projet de construction de maisons en "voûtes nubiennes" à Madagascar, porté par l'association Ecoles du monde.
Comment en êtes-vous venue à découvrir La voûte nubienne ?
Aurélia Greff
En 2008, j'ai eu envie de partir en vacances en Afrique de l'Ouest, et plus précisément au Burkina Faso, le "pays des hommes intègres". Avec mon compagnon, nous souhaitions rencontrer des hommes et des femmes de ce pays, réputés pour leur accueil très chaleureux. Parallèlement très sensible à l'action de la Fondation Veolia Environnement, j'étais désireuse d'aller voir sur le terrain comment les aides accordées étaient utilisées. J'ai regardé sur le site internet de la Fondation quels étaient les projets soutenus au Burkina Faso. Celui de La voûte nubienne m'a accroché l'œil.
J'ai contacté son président, Thomas Granier : les liens se sont créés très simplement. Nous sommes partis un mois entre octobre et novembre 2008, en décidant que deux semaines seraient consacrées à visiter les différentes réalisations de l'association.
Comment s'est déroulé ce séjour ?
Le siège de l'association au Burkina se trouve dans la ville de Boromo. Nous avons construit notre circuit tout autour de cette ville, en nous rendant en vélos de village en village. Nous avons rencontré des maçons formés par l'association et pu admirer de nombreux bâtiments : église, petite entreprise de fabrication de bière de mil, greniers à grains, habitations, hôtels... Nous avons dormi sous des voûtes nubiennes :
des chambres bien plus agréables, fraîches et confortables que celles se trouvant sous les toits en tôle !
Nous avons aussi eu la chance de nous trouver là-bas au moment du congrès des maçons organisé par l'association : environ 80 personnes y participaient et venaient se perfectionner. L'association La voûte nubienne apprend par exemple aux maçons qui savent difficilement lire ou écrire comment préparer un devis : elle fait un travail de formation et transmission de connaissance extraordinaire !
Vous êtes devenue, cela dit, la marraine d'un projet en cours à Madagascar, dont le porteur est l'association Écoles du monde : comment êtes-vous passée d'un projet à l'autre ?
Il se trouve que les dirigeants d'Écoles du Monde avaient découvert le travail de la Voûte nubienne et s'y intéressaient pour l'importer à Madagascar. Moi, je connaissais déjà ce pays, que j'aime tout particulièrement. Je savais que les besoins là-bas, notamment en matière de logement, étaient énormes. Quand j'ai compris qu'Écoles du monde était prête à solliciter des aides pour mettre en place le projet, je me suis tout de suite proposée pour devenir la marraine auprès de la Fondation.
Toutes les dimensions du développement durable sont présentes dans ce projet : les principaux acteurs acquièrent une réelle autonomie (ce seront des maçons chevronnés burkinabés qui transmettront leurs compétences à des collègues malgaches), les familles peuvent participer à la construction de leurs maisons, les matériaux utilisés sont peu chers et permettent de lutter contre la déforestation.
C'est une très belle initiative !

