Conserver et valoriser les richesses naturelles du site
Le projet lancé en 2005, a débuté par la mise en place de l'organisation nécessaire pour conserver et restaurer le site. Dans ce but, des agents forestiers ont été recrutés puis formés afin de se constituer en "comités de patrouille" chargés d'éviter toutes nouvelles "coupes sauvages" dans cette forêt. Par ailleurs, un second type de formation a été dispensé pour apprendre aux villageois à entretenir et reboiser leur forêt en plantant des pépinières d'essences locales - et notamment 40 000 plants d'eucalyptus.
Une deuxième phase, commencée en avril 2007, est maintenant consacrée à un chantier de valorisation des ressources naturelles locales. Grâce à l'achat d'alambics fonctionnant à l'énergie solaire et financés par la Fondation Veolia Environnement, L'Homme et l'Environnement va pouvoir démarrer deux filières de production : celle de l'huile essentielle de niaouli et celle du charbon de bois (à partir du bois mort carbonisé). Ces activités permettront d'offrir du travail aux populations villageoises environnantes et de recruter notamment des charbonniers et des bûcherons.
La troisième et dernière phase s'attachera à développer une filière d'écotourisme qui génèrera des revenus économiques suffisants pour tous les villages concernés. Pour ce faire, l'association souhaite créer un écomusée de l'eau douce qui présente la culture de l'ethnie locale et la biodiversité de la région, mais également des circuits sportifs, ainsi que d'autres circuits à thèmes (observation de lémuriens, plateforme d'observation des oiseaux, ou encore circuit zone humide). Ce dernier volet, qui doit s'achever en décembre 2008, prévoit la formation de guides et de réceptionnistes. À terme, les bénéfices produits par cette relance économique pourront être redistribués vers des micro-projets d'intérêt général dans les domaines de la santé et de l'éducation.