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Utilisée dans l'Afrique sub-saharienne, la voûte nubienne permet de réaliser les toitures des maisons avec de la terre et de l'eau :
une technique à la fois économe et écologique. L'association Écoles du monde va l'importer à Madagascar en formant des maçons afin de les aider à construire des maisons durables, tout en respectant l'environnement local.
L'association Écoles du monde, créée en 1997 pour lutter contre les migrations massives des populations du nord de Madagascar vers les bidonvilles des métropoles de l'île, a développé au fil des ans différentes formes d'activités, de l'éducation à la formation professionnelle, du soutien de l'artisanat à la création d'entreprise.
Observant les différentes initiatives développées en Afrique, elle a remarqué le travail de l'association Voûtes nubiennes, qui s'efforce de réimplanter l'usage de la technique de construction du même nom au Sahel.
Écoles du monde projette d'apprendre à son tour cette technique aux maçons malgaches, afin de leur faire réaliser des économies et de contribuer à la lutte contre la déforestation de l'île.
Cette technique, qui utilise des briques à base de terre et d'eau, permet de réaliser des toitures solides et peu coûteuses, sans recourir à des charpentes en bois ou en tôle.
Quand deux associations s'allient
Écoles du monde va s'inspirer du travail de l'association Voûtes nubiennes et réaliser un projet pilote, en transférant les techniques sahéliennes et en les adaptant au climat malgache. Les premières constructions permettront de former les maçons malgaches et serviront de référence pour de futurs chantiers.
Pour assurer le succès de ce transfert de savoir-faire, l'association compte faire venir à Madagascar des formateurs burkinabés qui resteront sur place pendant cinq mois.
De plus, une presse à brique, sera importée et installée sur place.
Le projet, démarré en 2009, débutera par l'édification d'un cabinet médical, d'un magasin pour les villages de brousse et de quatre logements pour les familles des instituteurs de l'association qui travaillent déjà sur place.
À terme, si cette technique s'adapte au contexte malgache comme l'association le pressent, une chaîne de formation pourra être lancée : l'ambition est de former trois nouveaux apprentis tous les deux ans afin d'étendre ce type de constructions dans toute la grande île.

