De l'eau potable pour les réfugiés de guerre à Bamako

Une association malienne chapeaute un projet d'adduction d'eau dans un quartier de Bamako mal desservi par le réseau public et particulièrement touché par l'afflux de réfugiés dû au conflit au nord du pays.
Eau et Environnement du Sahel

Humanitaire et Développement

Lieu
Bamako, Mali

Parrain
Clément Petit

Dotation
40 000 € au Comité du 10/12/2013

Porteur du projet

Eau et Environnement du Sahel (EDS)

L'amélioration de l'accès à l'eau et à l'assainissement a été un des enjeux majeurs des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Elle demeure une priorité au Mali où le conflit a entrainé un afflux massif de réfugiés des régions du nord vers la capitale, rendant la situation en matière d'alimentation en eau encore plus problématique. À l'occasion de sa visite en France au printemps 2013, le ministre malien de l'Eau et de l'Énergie a souligné l'importance de la problématique de l'accès à l'eau dans certains quartiers périphériques de Bamako non ou mal desservis par le réseau de la Somagep (Société malienne de gestion de l'eau potable). Une usine de traitement d'eau est en cours de réalisation (projet de Kabala), mais elle ne sera pas opérationnelle avant plusieurs années.

Dans ce contexte, la Fondation a signé un protocole d'accord avec le ministère malien de l'Énergie et de l'Hydraulique définissant un appui à la Direction Nationale de l'hydraulique (DNH). Il comprend à la fois du conseil et de l'expertise dans l'élaboration de projets d'adduction d'eau potable, la formation des cadres et personnels de la DNH pour une meilleure maîtrise technique et la recherche de financements innovants auprès des bailleurs de fonds.

Un projet majeur pour une cause majeure

Cet appui porte notamment sur un projet reconnu comme prioritaire pour l'accès à l'eau en périphérie de Bamako : la réhabilitation d'un forage dans le quartier de Banconi Dianguinebougou qui connait un déficit chronique d'alimentation en eau potable. Actuellement équipé d'une unique pompe à main, il doit être transformé en adduction d'eau sommaire (AES) avec la mise en place d'une pompe électrique, la réalisation d'un réservoir pour stocker l'eau et d'un réseau de sept bornes-fontaines pour la distribuer. Le projet inclut la construction de l'AES et sa mise en route ainsi que la formation des gestionnaires des bornes-fontaines.

Une mission de terrain effectuée mi 2013 par la Fondation ainsi que des échanges techniques avec la DNH ont permis de valider le projet, ses choix techniques et son montage financier. Sa mise en œuvre est supervisée par EDS (Énergie, Eau et Environnement du Sahel), une association malienne porteuse de projets d'accès à l'eau et de préservation de l'environnement au Mali et dans les pays du Sahel. Les réalisations sont confiées à l'entreprise locale Seeba, sous le contrôle d'EDS et de la Fondation. Ce montage a déjà été mis en œuvre avec succès pour la réhabilitation de l'AES de Sikoro Farada en 2013.